jeudi 25 septembre 2008

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L'ennemi public occidental numéro 2 (Oussama "Fantomas" Ben Laden étant toujours le number one), de passage à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies et interrogé par "the king of politics", Larry King, of course.

Un entretien éclairant sur le redoutable-dirigeant-iranien, sur un mode relax et cool pour le moins étonnant de la part de la star de CNN, plus "décontracté" quant au personnage que nombre d'interviewers français....

Enjoy..so to speak..... :

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samedi 13 septembre 2008

Quand John McCain relie l’Iran au 11 septembre



Bassesse électorale. En vue de remporter la présidentielle américaine, tous les coups sont permis, y compris les plus sordides. Démonstration avec le camp républicain mené par John McCain.


La fin d’un tabou. Aux Etats-Unis, jeudi dernier, lors de la convention républicaine, un tournant politique s’est produit : un des deux camps rivaux pour la présidence, en l’occurrence le parti de John McCain, a osé, pour la première fois, exploiter visuellement la tragédie du 11-Septembre à des fins électorales en diffusant une "vidéo en hommage" aux victimes.





Morceaux choisis :


“La première attaque s’est produite en Iran. 444 jours : l’Amérique prise en otage. Et ainsi de suite : nos ambassades, notre marine (...) Cet ennemi qui s’est promis notre destruction est en guerre contre nous depuis des décennies. Cela, nous le savons désormais", relate le narrateur.


“Les jihadistes restent déterminés à nous attaquer, à attaquer la liberté et l’âme même de l’Amérique (...) Ceci est une guerre que nous n’avons pas choisie (…) C’est une guerre que nous allons gagner, nous avons un président qui sait comment le faire (…) Nous nous souvenons (…) et nous ne permettrons pas que cela arrive encore”.

Nombre de citoyens américains, démocrates mais aussi républicains, ont été choqués de voir ainsi utilisées les images des victimes des attentats pour émouvoir les électeurs, manipulés ainsi par la peur et le désir de vengeance.

soldat McCain franchit la ligne rouge


D’une pierre, deux coups : dans cette vidéo, digne des pires propagandes, il réussit le double tour de force d’aviver l’émotion envers la tragédie du 11-Septembre et d’assimiler la prise d’otages de l’ambassade américaine par les Iraniens (1979) aux actions terroristes d’Al-Qaïda (1998/2001), confondus de par leur provenance : le même "ennemi".

Exploitation émotionnelle et révisionnisme historique : voilà qui augure d’une politique étrangère plutôt belliciste si McCain devait remporter l’élection présidentielle, ce qui pourrait encore se produire, au vu de sa remontée dans les derniers sondages.

Le triple message subliminal est donc passé auprès de l’électeur : McCain vengera l’Amérique en capturant Ben Laden, protégera le pays des musulmans fanatiques et s’attaquera à l’Iran, ennemi comparable au réseau Al-Qaïda. Qui a pu oublier sa fameuse improvisation hilare, inspirée des Beach Boys, devant un auditoire, il y a quelques mois : "Bomb-bomb-bomb, bomb-bomb Iran !" ?

Au loin, on pouvait, si on prêtait l’oreille, percevoir dans l’air un murmure nauséabond, un slogan, évoquant les clips de campagne :
"I am George Bush and I approve this message"…

Post-Scriptum :

Il faut saluer le courage du commentateur qui apparaît à la fin de la vidéo. Il s’agit du présentateur vedette de MSNBC, Keith Olbermann, qui précise se démarquer du choix éditorial de sa chaîne d’avoir accepté de diffuser cette vidéo, déplorant pour sa part, avec un dégoût visible à l’antenne, l’usage d’un tel drame dans une campagne électorale.

Son audace lui a coûté cher : MSNBC, filiale du puissant network NBC, a annoncé ce week-end, soit deux jours après la retransmission en direct de son commentaire politiquement incorrect, la mise à l’écart d’Olbermann des émissions politiques de soirée, en prétextant son manque d’impartialité…

La liberté d’expression des journalistes, en période électorale ou en temps de guerre, aux Etats-Unis comme en France, a ses limites…

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mercredi 3 septembre 2008

Jeux de guerre : de la Géorgie à l'lran




Scénario catastrophe. Nombre de commentateurs et d’experts militaires, usant de la liberté de la blogosphère, qualifient la guerre en Géorgie de "diversion stratégique", en vue d’un conflit imminent contre l’Iran. Affabulation ou analyse perspicace ? Retour sur les éléments troublants du drame en train de se jouer.


Sourires affichés, complicité évidente : George Bush et Vladimir Poutine ont l’air étrangement ravi, en ce vendredi 8 août 2008, alors que se déroulent les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques, quelques heures après le début de l’offensive russe en Géorgie. La diplomatie d’apparat relativise ce jour-là à Pékin la gravité de la situation : l’allié inconditionnel des Etats-Unis et l’ex-République soviétique, la Géorgie, subit le retour de bâton de la part de la Russie, à la suite de ses incursions répressives en Ossétie du Sud, province pro-russe.


Dès lors, la plupart des médias vont déployer la dramaturgie de "David contre Goliath", incarnés respectivement par la "faible" Géorgie et le terrible "ours russe". La ville géorgienne de Gori offre ainsi le tragique spectacle de ses morts bombardés par les Russes. Pourtant, le contexte de ce conflit a priori inopiné mérite d’être élargi, dans le temps comme dans l’espace.


ACTE 1 : juillet 2008, deux opérations militaires cruciales pour saisir les enjeux du conflit se déroulent.

* Operation Immediate Response 2008 : c’est la qualification insolite qui consacre les entraînements militaires conjoints entre soldats américains et géorgiens à la base de Vaziani, proche de la capitale de Tbilissi, entre le 15 et le 30 juillet ;

* Operation Brimstone : il s’agit-là d’exercices militaires effectués au large de la côte américaine, dans l’Atlantique Nord, entre des navires de guerre en provenance des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, du 21 au 30 juillet.


ACTE 2 : la Chine, alliée de l’Iran au Conseil de sécurité de l’ONU, prépare avec nervosité et crispation en ce début du mois d’août l’inauguration des jeux Olympiques. L’Empire du Milieu est tout entier accaparé par les contorsions diplomatiques sur la liberté d’expression via internet et la répression des émeutiers ouïghours.


ACTE 3 : le golfe Persique, lieu hautement stratégique en cas d’attaque contre l’Iran, voit débarquer une armada navale composée de flottes de navires de guerre américains, britanniques et français. Il s’agit-là du plus grand rassemblement naval depuis l’entrée en guerre des coalitions dans la région (1991 et 2003).


ACTE 4 : la Russie intervient le 8 août en Géorgie pour défendre, selon ses termes, la province pro-russe d’Ossétie du Sud, qui fut l’objet d’une sévère répression par l’armée géorgienne. Devant ce regain de tension entre les Etats-Unis, protecteur de la Géorgie, et la Russie, certains n’hésitent pas à suggérer le retour de la guerre froide en faisant le parallèle avec la crise des missiles à Cuba en 1962.Résumé : la Chine est occupée par les JO et les mouvements terroristes ou dissidents ; la Russie s’est engagée militairement dans une démarche qui compromet son image déjà écornée sur la scène internationale ; la région du golfe Persique est le théâtre de manœuvres militaires de grande ampleur, au point que le Koweit et d’autres Etats limitrophes préparent leurs infrastructures politiques et militaires à un état de guerre dans la région.


Et l’ACTE 5 à venir ?L’étincelle de la guerre contre l’Iran : un blocus maritime entraînant une réaction militaire de Téhéran à l’encontre des navires de guerre présents dans le golfe Persique.


L’avenir proche permettra de trancher sur la pertinence de ces recoupements.Si cela devait s’avérer exact, les historiens futurs se souviendront du 8 août 2008 comme du premier jour de la Troisième Guerre mondiale.


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