mercredi 2 février 2011
samedi 6 juin 2009
Anti-Sioniste, Verbatim
Jeudi 4 juin 2009.
Dernière ligne droite : au lendemain de l'annulation de la projection d'un documentaire consacré à Dieudonné, le Parti Anti-Sioniste donne une conférence de presse au théâtre de la Main d'Or.
L'occasion d'aller interroger, un par un un, les principales figures du mouvement : Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi et Ginette Hess-Skandrani. Réactions à chaud sur les controverses du moment, en particulier l'appel de Carlos et l'enquête pour "injure antisémite" qui vise Dieudonné, à la suite de son altercation verbale, relatée sur Youtube, avec un producteur suisse.
Dernière ligne droite : au lendemain de l'annulation de la projection d'un documentaire consacré à Dieudonné, le Parti Anti-Sioniste donne une conférence de presse au théâtre de la Main d'Or.
L'occasion d'aller interroger, un par un un, les principales figures du mouvement : Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi et Ginette Hess-Skandrani. Réactions à chaud sur les controverses du moment, en particulier l'appel de Carlos et l'enquête pour "injure antisémite" qui vise Dieudonné, à la suite de son altercation verbale, relatée sur Youtube, avec un producteur suisse.
Libellés : dieudonné, parti anti sioniste
mercredi 3 juin 2009
L'élite contre Dieudonné : à chaque jour suffit sa haine

Dieudonné superstar. Le Parti Anti-Sioniste (PAS), coalition hétéroclite à peine débarquée sur la scène électorale française, bénéficie d'une attention politico-médiatique sans aucune mesure. Prompt à susciter fantasmes et surenchères, cet ovni idéologique illustre désormais quoitidiennement la chronique des pleurs et des indignations feintes.
Dimanche : une rixe provoquée par des nervis anarchistes est rapidement imputée au partisans de Dieudonné, à tort comme le démontrera le "contre-reportage" de sympathisants du PAS.
Lundi : un meeting électoral organisé par le mouvement se voit terni en raison de "relents antisémites" selon le Monde. Objet principal du délit : l'intervention téléphonique de Carlos, l'ancien terroriste non repenti, en guise d'encouragement aux colistiers de l'humoriste impénitent. Dommages collatéraux : le soutien annoncé du Hamas et du Hezbollah au groupuscule anti-sioniste.
Mardi : émois et colères au sein de la classe politique. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, fustige Dieudonné avec véhémence, évoquant les affres de "l'histoire européenne" pour accentuer son propos. Luc Châtel , porte-parole du gouvernement, surenchérit en indiquant qu'une enquête était en cours pour jauger des méthodes et de la validité de l'appel de Carlos depuis la centrale de Poissy où il est incarcéré. Le rappel des droits de tout détenu par l'avocat Isabelle Coutant-Peyre, qui défend ici à la fois son client et époux Ilitch Ramirez Sanchez, n'y changera rien. Et Luc Châtel, dans sa précipitation, croit bon de désapprouver que le prisonnier puisse bénéficier du numéro de Dieudonné sur sa liste d'"appels désignés" alors que le coup de fil était en réalité adressé à l'une des colistières de la liste, à savoir Ginette Hess-Skandrani ou Maria Poumier qui ont toutes deux parlé avec Carlos dès le début de la communication. Précision au micro de Rtl : le porte-parole du gouvernement tient à rassurer la Licra qui condamna dans la matinée le "mutisme" de l'Etat : pour se dédouaner, il suggère que les autorités compétentes allaient scruter le moindre propos exprimé dans le meeting pour y débusquer d'éventuels motifs de poursuite judiciaire, voire de trouble à l'ordre public.
Mercredi : après l'UMP et ses affidés, qui se sont manifestés rapidement dans leur courroux envers le trublion indélicat M'Bala M'Bala, notamment par les sorties de l'habile manoeuvrier Claude Guéant et de l'inoxydable Eric Raoult, co-créateur de l'extra-ordinaire "Observatoire des risques et dérives de Monsieur Dieudonné", voici que le PS réclame sa participation. Et une simple séance cinématographique lui en donne l'opportunité. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe, et celui du XIVème arrondissement, Pascal Cherki, exigent l'annulation de la projection de "Sans autre forme de politesse", documentaire réalisé par un membre du PAS et consacré à la genèse idéologique de la mouvance et aux prises de position de sa figure honnie. Le film, prévu pour être diffusé mercredi soir, au cinéma l'Entrepôt, en présence de Dieudonné et d'Alain Soral, s'avère d'ores et déjà comme un test de la liberté d'expression, face aux injonctions politiques et aux menaces financières. En effet, les deux édiles du Ps n'ont pas manqué de rappeler que le cinéma en question n'était pas une salle municipale mais qu'il se voyait octroyer une subvention de la ville de Paris. Le message adressé aux responsables de la salle est explicite : annulez la projection pour conserver notre rétribution ou vous serez à la fois discrédités et appauvris. Dans un roman consacré à la mafia, les termes de "chantage" et de "représailles" viendraient immédiatement à l'esprit.
En cette semaine chargée, et à quelques jours du scrutin, la tension est à son comble entre le PAS et les autorités politiques. Il n'est nul besoin d'évoquer ici dans le détail les mésaventures de la couverture médiatique quant à la campagne électorale du PAS : désinformation de France 3 et de Libération au sujet de la rixe, occultation et silences des uns, techniques de diffamation et approximations sémantiques par les autres, etc.
A ce jour, dans le champ politique ou journalistique, peu sont ceux à être prêt, non pas à encourager ou diaboliser le PAS, mais à tenter de comprendre. Or, analyser l'actualité, ou la relater, c'est précisément tenter de saisir ce qui émerge, ce qui a lieu d'être. Au-delà du parfum de scandale, et de la litanie des accusations d'antisémitisme, rares sont ceux à vouloir perçer les raisons d'un succès latent.Et de même qu'au lendemain des scrutins de 2002 et de 2005, qui virent respectivement l'outsider Le Pen débarquer au second tour et le "non" remporter le référendum sur l'Europe, une certaine élite politico-médiatique, imbue d'elle-même et myope quant aux réalités sociales souterraines, pourrait bien devoir, à nouveau, se pâmer d'effroi face au score du PAS.
Le ressentiment populaire est souvent un état d'âme, souverain et collectif, dont la caractéristique particulière est d'être dédaigné par les classes dominantes, jusqu'à ce qu'il leur explose en pleine figure, par un beau jour de printemps.
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-elite-contre-dieudonne-a-chaque-56931
Libellés : carlos, dieudonné, parti anti sioniste
mardi 2 juin 2009
Quand Carlos fait un big bisou à Dieudonné

Lundi 1er juin 2009, à Paris, non loin de la Bastille.
Dans une salle bondée, un meeting électoral se tient. Le Parti Anti-Sioniste (PAS) organise une réunion publique au théâtre de la Main d'Or, sous la houlette du comédien Dieudonné . Le nouveau grouspuscule politique, animé par l'humoriste en tandem avec Alain Soral, en lice pour les élections européennes du 7 juin et doté d'un budget de 300 000 euros, a déjà subi, après le lynchage médiatique de la quasi-totalité de la presse écrite et audiovisuelle, le courroux de quelques "anarcho-sionistes", hybrides auto-proclamés "anti-fascistes", en réalité proches du CNT et du NPA d'Olivier Besancenot. L'affrontement, physique cette fois-ci, s'etait déroulé la veille, dimanche matin, dans les allées d'un marché de l'Est parisien.
Le recoupement de deux reportages orientés, l'un de France 3, l'autre du Centre Zahra, ont permis de déterminer que les militants du PAS ont été provoqués par quelques nervis cagoulés, visiblement adeptes des pratiques des ligues et autres milices de jadis.
L'atmosphère était dès lors électrique dans la salle de Dieudonné. Et c'est durant l'intervention de Christian Cotten, membre iconoclaste du PAS, que la surprise -inattendue pour la plupart- a été annoncée : un certain Carlos désirait saluer le rassemblement hétéroclite des adhérents et sympathisants, environ 300 personnes présentes, de la mouvance anti-sioniste. Il fallait bien entendu comprendre qu'il s'agissait bel et bien du prisonnier incarcéré à la maison d'arrêt de Poissy, de son vrai nom Ilitch Ramirez Sanchez. Célèbre pour avoir défrayé la chronique, alors en genèse, des mouvements terroristes des années 70, l'homme, désormais converti à l'Islam et toujours engagé dans la cause anti-impérialiste, a pris longuement la parole, au travers d'un téléphone portable approché du micro, pour saluer son "camarade" Dieudonné et fustiger "l'anti-France au pouvoir".
Après avoir adressé une carte la semaine dernière en guise d'encouragement, c'était la première fois que l'ex-ennemi public numéro un exprimait ainsi publiquement, et en direct, son soutien au PAS.
L'intervention, à la fois longue, confuse et, par moments, truculente, a été vivement applaudi par l'auditoire. Et les applaudissements ont redoublé d'intensité quand un colistier de la liste, Yahia Gouasmi, a tenu à évoquer, quelques instants après la fin de la communication avec Carlos, le soutien apporté officiellement au PAS, selon lui, par le Hamas et le Hezbollah.
Double coup d'éclat, au lendemain d'une "pêche" directe aux voix. Nationalisme, chiisme, Carlos, Hamas, Hezbollah : certains parleront de "fuite en avant", d'autres évoqueront la "coalition d'alliés objectifs".
Quoiqu'il en soit, de tous les partis français présents aux élections européennes, le PAS s'avère déjà comme le plus controversé. Son score sera le révélateur de la tension permanente entre la divison communautaire et la réconciliation nationale, au détriment- ou au bénéfice médiatique- d'une idéologie politique qualifiée en 1975 par l'Assemblée générale de l'ONU, soit la majorité des peuples du monde, de "raciste" : le sionisme.
Bonus : la vidéo de l'intervention de Carlos durant le meeting électoral du PAS
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/quand-carlos-fait-un-big-bisou-a-56881
Libellés : carlos, dieudonné, parti anti sioniste, Soral front national égalité réconciliation
dimanche 22 février 2009
Quand la caravane passe

"Les médias français se proclament "contre-pouvoir".
Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques.
Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage.
Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique."
Serge Halimi
Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques.
Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage.
Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique."
Serge Halimi
Libellés : halimi medias journalisme
dimanche 15 février 2009
De l'usage du terrorisme par l'Otan

Le 2 avril 2009, la France devrait réintégrer le giron de l'Otan, quitté en 1966 sous la houlette d'un De Gaulle indépendantiste.
Le secrétaire général de l'organisation atlantiste, Jaap de Hoop Scheffer, était récemment de passage à Paris pour rassurer les parlementaires sur le maintien de la souveraineté nationale.
Si certans s'inquiètent de l'instrumentalisation des forces armées françaises pour l'expansion militaire américaine, d'autres tiennent à évoquer le passé sulfureux de l'Otan dans son combat, et son exploitation, des groupuscules terroristes en Europe de l'ouest durant la guerre froide.
A cet égard, un ouvrage de l'historien suisse Daniele Ganser, intitulé "les armées secrètes de l'Otan", est disponible pour détailler ce pan occulte de la struture euro-américaine.
Le secrétaire général de l'organisation atlantiste, Jaap de Hoop Scheffer, était récemment de passage à Paris pour rassurer les parlementaires sur le maintien de la souveraineté nationale.
Si certans s'inquiètent de l'instrumentalisation des forces armées françaises pour l'expansion militaire américaine, d'autres tiennent à évoquer le passé sulfureux de l'Otan dans son combat, et son exploitation, des groupuscules terroristes en Europe de l'ouest durant la guerre froide.
A cet égard, un ouvrage de l'historien suisse Daniele Ganser, intitulé "les armées secrètes de l'Otan", est disponible pour détailler ce pan occulte de la struture euro-américaine.
Libellés : otan
mercredi 11 février 2009
Le Kouchner de la guerre

Je ne prends jamais les transports en commun. C’est une question de principe "...
Avril 2006, Venise, Bernard Kouchner
Libellés : Kouchner
dimanche 25 janvier 2009
Napoleon revival

"Que peut-il? Tout. Qu'a-t-il fait? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le président se démène :Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais, hélas! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir, a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé."
Victor Hugo, «Napoléon le Petit», 1852
Libellés : sarkozy hugo
lundi 19 janvier 2009
Le secret américain de Nicolas Sarkozy

Dans les coulisses du pouvoir, il y a ceux mis au devant de la scène, ceux qui restent dans l’ombre et, surtout, ceux des tréfonds que nul n’entrevoit jamais. Qui connaît Frank George Wisner ? Ce senior américain, diplomate et homme de réseaux, pourrait bien être la clé pour expliquer l’ascension fulgurante de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français bénéficie là du meilleur conseiller occulte pour jouer un rôle dans la marche du monde. A condition que le Président continue de servir avant tout les intérêts de l’Empire américain, que celui-ci soit dirigé par Bush ou Obama.
« Un néo conservateur américain à passeport français » : la formule cinglante d’Eric Besson au sujet de Nicolas Sarkozy, formulée en vue de la campagne électorale de 2007, demeure d’une lucidité implacable. Le nouveau ministre chargé de l’immigration n’ira sans doute plus remettre en question le patriotisme de son mentor. Il n’en demeure pas moins que le mystère du succès rapide dans la conquête du pouvoir suprême par Nicolas Sarkozy passe par l’analyse de son rapport personnel aux Etats-Unis.
« Un néo conservateur américain à passeport français » : la formule cinglante d’Eric Besson au sujet de Nicolas Sarkozy, formulée en vue de la campagne électorale de 2007, demeure d’une lucidité implacable. Le nouveau ministre chargé de l’immigration n’ira sans doute plus remettre en question le patriotisme de son mentor. Il n’en demeure pas moins que le mystère du succès rapide dans la conquête du pouvoir suprême par Nicolas Sarkozy passe par l’analyse de son rapport personnel aux Etats-Unis.
A cet égard, le destin peut s’avérer facétieux lorsqu’il veut avantager un jeune ambitieux désireux d’atteindre les sommets. C’est vers la fin des années 70 que le jeune loup du RPR saura tirer profit d’une fortune incomparable : le remariage de sa belle-mère, Christine de Ganay, avec un personnage prometteur de la vie politique américaine, Frank George Wisner.
Celui-ci avait déjà hérité d’une charge lourde : le patronyme et la carrière sulfureuse d’un homme exceptionnel, dans ses coups d’éclat comme dans sa folie, Frank Gardiner Wisner (1909-1965), cofondateur de la CIA. Le père Wisner, impliqué dans les renversements du pouvoir au Guatamala et en Iran, restera célèbre pour l’opération Mockingbird (un noyautage réussi des médias américains par des agents de la CIA), avant de se suicider en 1965, victime de démence. Né en 1938 à New York, diplômé de Princeton, le jeune Frank George ne marchera pas exactement dans les pas de son père mais suivra plus habilement un tracé parallèle : la diplomatie, dont on connaît les passerelles avec le monde de l’espionnage. Il apprendra ainsi l’arabe au Maroc dans son détachement effectué pour le compte du Département d’Etat avant un bref passage par Alger après l’indépendance et un long séjour au Vietnam. De retour à Washington en 1968, il sera chargé des affaires tunisiennes. Plus tard, après la spécialisation dans les questions asiatiques et arabes, Frank George Wisner exerça le poste d’ambassadeur en Zambie, en Egypte, aux Philippines et en Inde.
Derrière ces honorables activités, qui ont culminé par un poste de sous-secrétaire d’Etat sous Clinton et , plus récemment, dans sa médiation pour la Troika dans le règlement de la crise au Kosovo, Frank G. Wisner demeure, selon ses détracteurs, la clé de voûte dans l’exécution de l’espionnage économique pour le compte de la CIA. Mieux encore, l’homme est la caricature du personnage multicartes et influent, présent dans tous les centres réels ou fantasmés du pouvoir parmi lesquels les fameux Council on Foreign Relations ou le groupe Bilderberg. Mais c’est en 1997 qu’un tournant s’opère : après avoir longtemps manœuvré dans le monde feutré de la diplomatie et des renseignements, Wisner se risque à mélanger encore plus à mélanger les genres en rejoignant, au sein de son conseil d’administration, l’entreprise Enron ,la célèbre compagnie énergétique qui fera scandale quatre ans plus tard et dont la gigantesque fraude en Californie, portant sur des milliards de dollars, ne sera jamais exactement détaillée, « grâce » à la disparition des milliers de pages caractérisant la fraude fiscale dans la destruction des bureaux de la SEC, gendarme américain des opérations boursières , lors de la chute de la Tour 7 du World Trade Center.
Ironie du sort, ou étrange coïncidence, la sécurité de ce gratte-ciel (effondré alors qu’il ne fut pas percuté par un avion en ce jour du 11 Septembre 2001) relevait de la compagnie Kroll Associates, qui appartenait alors à l’AIG, assureur dont Wisner est le vice-président . S’il est vrai que les entreprises prestigieuses sont souvent interconnectées de par leurs administrateurs, il est notable de constater la récurrence curieuse de Wisner dans les anomalies du 11 Septembre. Ainsi, pour résumer, l’homme, spécialiste du monde musulman et de l’espionnage économique, responsable haut placé de Enron et de l’AIG, échappe à toute poursuite judiciaire lors du scandale Enron, jamais complètement décrypté de par la destruction des détails compromettants lors de la chute controversée d’un immeuble du World Trade Center qui abritait également, autre heureuse coïncidence, les bureaux de la CIA dédiés précisément à l’espionnage économique…
Le 11-Septembre, secret de famille
Quel rapport dès lors entre ce personnage sulfureux et Nicolas Sarkozy, mis à part le lien familial d’antan?
A priori, il serait logique de présumer que le temps et la distance géographique auront naturellement creusé le fossé entre le chef de l’Etat et la famille de l’ancienne belle-mère. Il n’en est rien. Pour preuve, la campagne électorale de l’UMP qui a porté triomphalement au pouvoir, et dès la première tentative, Nicolas Sarkozy, disposait dans ses rangs d’un acteur discret, responsable de la section anglophone, mais dont le nom est suffisamment éloquent : David Wisner. Celui-ci semble également reprendre le flambeau de la lignée Wisner puisqu’il a intégré le Département d’Etat en septembre dernier, après des études d’arabe.
Et au-delà du légitime renvoi d’ascenseur du chef de l’Etat envers le fils de son parrain d’outre-atlantique, une autre fait passé inaperçu mérite d’être évoqué, non comme la preuve mais plutôt comme l’indice de la volonté présidentielle d’occulter l’existence et les agissements troubles de Wisner. S’il s’avère à l’avenir que les fameux délits d’initiés opérés à la veille du 11-Septembre ont été le fait de citoyens américains avertis, dont le point commun serait d’être à la jonction du renseignement et de la finance, alors il ne serait guère étonnant de voir figurer sur la liste de ces personnes au vent d’un « attentat terroriste imminent » un certain Frank George Wisner. Outre qu’il ait bénéficié de la destruction du dossier fiscal Enron tout en étant dans le même temps responsable de la sécurité du World Trade Center via Kroll Associates ( détenue par AIG), une réçente réaction de Nicolas Sarkozy pourrait laisser penser que le silence en la matière doit s’imposer.
En effet, selon le Canard Enchaîné du 24 septembre 2008, le Président avait vivement critiqué le Pdg de la chaîne info internationale, France 24, pour avoir organisé un débat sur la « théorie du complot » autour du 11-Septembre. Cette réaction de Nicolas Sarkozy pourrait prêter à sourire si elle venait simplement confirmer sa propension légendaire à tout régenter, y compris la programmation audiovisuelle. Mais compte tenu de l’implication éventuelle d’un de ses proches dans les coulisses logistiques et financières de l’attentat du World Trade Center, la colère présidentielle prend une toute autre tournure. De par le signal qu’il envoie ainsi aux journalistes mainstream tentés d’évoquer à l’antenne la question des zones d’ombre du 11-Septembre, le message relève plus de la censure tacite d’un sujet grave que de l’irritation d’un téléspectateur capricieux. Sans aller jusqu’à faire de Wisner un des instigateurs du 11-Septembre, il est plus vraisemblable de supposer que sa position et ses relations l’ont idéalement avantagé pour faire partie de ceux à avoir, « au mieux » anticipé l’événement, au pire participé par une quelconque assistance matérielle, en l’occurrence la mise à disposition de la gestion de la sécurité électronique des 3 tours effondrées, de par l’implosion de bombes pré-installées selon certains scientifiques spécialistes de la démolition contrôlée.
Au-delà des inévitables spéculations sur le rôle exact de Wisner dans l’opération à multiples facettes du 11-Septembre, force est de constater que l’homme dispose des diverses relations accumulées depuis près de 50 ans dans les élites dirigeantes des Etats-Unis et les cercles internationaux pour pouvoir, si besoin est, favoriser le jeune politicien impétueux que son épouse française affectionne. Nicolas Sarkozy doit beaucoup à Jacques Chirac pour son maillage lent et progressif du corps électoral français. Il doit sans doute davantage encore à Frank George Wisner pour avoir obtenu l’assentiment et la faveur de l’hyper-puissance occidentale.
Les parrains occultes du Président et méconnus du citoyen sont souvent les plus redoutables.
